L_DISPAS

 

trouble, 1992

 

pour L. SKIVÉE

Liège, novembre 1994

Ectoplasmes ! (non, Hergé n'y est pour rien !) ; Oui, ectoplasmes, mais matérialisés, tangibles et pourtant irréels, nés d'une fantasmatique opalescence, lunaire de lune pleine quand tout se permet : Trônes et Puissances en ballet, momie irisée des subtiles nuances d'une vie nouvelle : Voici une oeuvre tissée de pièges multiples en marche imperceptible comme large glacier où toute sécurité est faussée, mais certain l'éblouissement. Une lumière nouvelle naît de la lumière capturée. Icebergs monumentaux à la dérive maîtrisée, éblouissants, aveuglants : Méfiance pourtant, car l'émergé hypnotique ne se déploie que jaillissant de l'immergé, inconscient tétanique, somptueux et cruel où sommeillent le sexe et la mort ; spectateur prends garde et garde distance Titanic pour ne point sombrer en fatale fascination. Le pragmatique plastique dans cette plastique irisation est ici voile d'Isis.

 

 

LAURENT DISPAS

Artiste Poète 1950-2007

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